Embrace your inner Spirit with Films & Poetry

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mardi 23 mars 2010

De la joie


C'est tellement dur d'avoir la joie.
Véritable, pure.
Comme un enchantement.
L'avoir entre ses lèvres, sur sa bouche, ses dents,
Frémissant dans son propre cou,
Comme une étincelle.
De la joie pure.
Dans ses paroles,
Des mots sucrés,
Un rien de volupté.

Et puis tout s'envole,
Au vent.

La joie, c'est le soleil. C'est voir le verre à moitié plein. Pouvoir. Espérer.

Être différent face à la joie et dans cette différence,

se construire.

"Qu'est ce qui me rend joyeuse ?
Qu'est ce qui t'apportes de la joie ?"

Aux joies: éphémère, constante, fausse, embarrassante, superficielle, pédante, jalouse, intime, héroïque, didactique, évidente, fraternelle, molle, naïve, juste, simple...



Plonger dans l'eau glacée. Tremper ses doigts dans de la confiture. Faire une purée maison. Regarder un enfant tomber. Jouer de la guitare. Tout ce qu'on peut faire en tant que humains. Prier. Voir un tout petit détail que personne ne verra jamais (dans la rue le ciel sur un sein une fesse). Dormir nu. Être seul. Faire le vide. Se souvenir. Regarder son frère dessiner. Voir un film.Faire peur. Fumer une cigarette. Se marier. Faire quelque chose pour la première fois.Créer. Se pencher à la fenêtre et sentir le vide dans un mouvement de bascule. Grimper à un arbre. Retomber en enfance. Se doucher. Insulter. Sentir les draps propres dans un lit. Voir une fleur, un oiseau, un coucher de soleil, des roseaux. Regarder le ciel qui change. Sentir qu'on a plus besoin de fumer. S'arrêter sur une aire d'autoroute et pleurer.
Sentir le sel sur sa peau, l'été qui s'infiltre. Prendre la bonne photo. Cuisiner pour ses amis, sa chérie, son amour, sa famille, son chat. Voir l'océan s'éclater sur un rocher, être bru misé. Tailler une pipe à la bonne bite. Lécher le bon minou. Porter des lunettes. Enrouler ses cheveux autour de son nez. Avoir une peau douce sous ses mains. Voir l'amour pour la dernière fois. Voir l'amour pour la première fois. Être en plein désert. Visiter une île. Sentir une langue douce, moelleuse humide dans sa bouche.
Être vivant.

lundi 22 mars 2010

Un Frère, une Soeur, 20m2




22h. Dans la Cuisine. Isabelle et Guillaume se préparent à manger.
Guillaume est exténué car il travaille jour et nuit sur un projet depuis une semaine.
Isabelle est plutôt enjouée.

Isabelle pèle des carottes cuites afin d'en faire une purée. Guillaume cherche ses ingrédients pour faire un croque Monsieur.

GUILLAUME: Normalement on fait cuire les carottes sans la peau. Faut l'enlever avant. C'est comme les pommes de terre.C'est mieux je pense.
ISABELLE: Peu importe, c'est pareil et ça s'enlève bien...
GUILLAUME: Je te stresse là?
ISABELLE: Non.
GUILLAUME: Tu trembles , regardes tes doigts. Ton pouce est complètement retourné.
ISABELLE, en rigolant nerveusement: Arrêtes de m'embêter. Tu es pénible...rrrho! Je suis comme papa quand on me stresse je tremble.
GUILLAUME: Ah tu vois je te stresse...
ISABELLE: Mais non, bon allez prépares ton dîner!

Un peu plus tard. Guillaume n'a toujours pas préparé son repas et revient près de sa sœur.
GUILLAUME: T'es sûr que t'es une bonne cuisinière?
ISABELLE, crispée: Pourquoi tu me dis ça ? Oui, il y a des choses que je sais bien faire et d'autres pas.
GUILLAUME: 'fin est ce que tu sais bien cuisiner ?
ISABELLE: Ah ben ça , ça irait parfaitement dans un film de Honoré, comme dialogue tiens. Ça veut dire quoi ? Que si je suis pas une bonne cuisinière...
GUILLAUME, l'interromps: Nan, je pose la question c'est tout.
ISABELLE: De toute façon je m'en fiche d'être une bonne cuisinière.

Isabelle prend une fourchette afin d'écraser les carottes.

GUILLAUME, l'arrête: Oh non! pas ma fourchette préférée! Prends-en une autre s'il te plaît.
ISABELLE: Bon...

Elle choisit une fourchette au hasard et commence à écraser les carottes avec entrain et vigueur.

GUILLAUME: Ah! et en plus mon couteau préféré...! Bon ben je vois qu'on se fait plaisir.
ISABELLE: Rhhho!

Guillaume se prépare son sandwich tout en parlant de tout et de rien. Isabelle écoute, pensive.
Guillaume porte les lunettes de sa soeur et se regarde dans le miroir de l'entrée. Isabelle est sur l'ordinateur portable.

GUILLAUME: C'est vrai qu'elles ont du style tes lunettes!

Il s'admire encore un peu.

GUILLAUME: Je suis crevée...

Il ouvre la porte du four.

GUILLAUME: Qu'est ce que j'en fais de ton truc ?
ISABELLE: Laisses le tranquille!... Si ça t'embête enlève-le.
GUILLAUME: Eh j'ai une idée, je vais me reposer! T'en as pour longtemps sur l'ordi je suppose. Comme ça après je me regarde un film en mangeant.
ISABELLE: Oui, oui reposes toi, reposes toi.
En aparté, Que je ne t'entendes plus...

dimanche 14 mars 2010

Colère


Je poste,
Et l'image viendra.

Comme tant d'ami Colère je suis,
Colère je deviens.
Adieu les prières,
Adieu les parpaings.

Ailleurs dans les chaumières,
On rit, on goûte, on chante, on se love,
Dans un dimanche de douceur, de douleur.

On dit que toutes les saisons sont les même,
Et c'est bien vrai, quand on aime.

samedi 13 mars 2010

Soeurette


Elle vient et m'dit:
"J'ai été remplacée"
Moi de lui dire :
"Mais que tu dis ma fille...par quoi? par qui?"
Sœurette me lance: "Par toutes les filles de la Terre, pardi!"

Je me dis "Peut-être" et ne répond rien.

Sœurette pleure, Sœurette est colère, Sœurette bougonne, Sœurette sourit,Sœurette se leurre, Sœurette tape la terre,Sœurette tâtonne, Sœurette applaudit.

Sa tête n'a plus envie d'aimer, pourtant son cœur se laisse facilement palpiter.

Sœurette décline toutes les envies mesquines,
Sœurette essaye de ne pas souffrir,
en vain,
Sœurette se donne, Sœurette se plaint.

Un jour, elle ira mieux, parole de Violette!
Je le sais bien, moi aussi j'ai cru perdre ma tête.

Sœurette est dans les limbes de L'Amour déchu,
et espère à n'en plus croire,
que cet amour n'est pas la seule antidote,
Sinon c'est fichu!

vendredi 12 mars 2010

Lune pleine


De la femme,
Des vestiges.

La bouche et l'œil vivent encore,
Parlent, cherchent, trouvent,
Pétillants et sauvages,
Hachent des mot.

Des sensations s'échappent,
Comme tant d'amours perdus.

Du blond platine tu es passée au blanc,
sans prétention.

Transe de l'imaginaire,
Ton image comme un voilage,
Couvre nos yeux,
Enchante nos mémoires.