Embrace your inner Spirit with Films & Poetry

Embrace your inner Spirit with Films & Poetry

mardi 19 octobre 2010

Mes Nuits sont des Jours


La nuit je vis d'autres vies.
Pleines, sombres, chargées.
Je me réveille, fatiguée le matin.
Comme chargée de toutes ces rencontres, ces bruits, cette clameur.
Parfois j'ai fais le tour du monde ou de mes amis,
Parfois tout se mélange,
Il peut se passer des semaines et même le temps change.

Loin pour moi, le sommeil de plomb, sans rêves.
Je ne suis plus vraiment bercée.

C'est peut-être pour cela que je repousse toujours un peu plus ce moment.
Où le sommeil tel un messager, viens m'apporter mes tâches de la nuit à venir,
m'emmène vers un avenir abstrait qui ne bougera que dans me tête.

J'en sors imprégnée, nouvelle, pas toujours heureuse.
Je ne peux le raconter car il est trop dense.
Je le garde pour moi ,un peu secrètement.

J'aimerai en dire plus mais je ne sais plus parler,
Dans ce monde que je visite chaque nuit,
les mots n'existent pas.

samedi 16 octobre 2010

Latitude Zéro


En plein ciel,
En envol,
Tu te vides de poussières.

Comme du miel,
Y el sol
Je brille in winter.

We're lonely but friendly
We're lonely hearts,
but lovely.

mardi 28 septembre 2010

SDF


La vie t'abandonne d'un coup.
Tu la sens filer entre tes doigts sales.

Tes repères sont visuels et sonores,
Les autres ton quotidien,
La rue, son atmosphère.

Tu rêves d'une vie oubliée
pour mieux en parler.

Tu es malade, tu crèveras seul
et c'est ton choix.
Certainement, le dernier.

Pour Chet

mardi 21 septembre 2010

3 Jours


Tes nuages Noirs
Mes envies Nouvelles

Nos identités Nues

Brouillon


Des bouillons chauds
Des idées folles
Des nuits de tourbillons
Comme des Idoles

mardi 24 août 2010

A good Punk is a living one


The beast within
Shade and shape and fairs
After that ...
What do you think ?

You take too much and you're so dead
But i don't care
I know i'm strong
You hit my head
I slap you back

Rolling down
Not after them
You just want a life
Not suppose to be

The monster within
Something wrong
Something bad
After that ...
What do you mean ?

Existenz
Somewhere
Give it to me
You're living
Energy

I can hide it
in some boxes
in some places
You never know
And it better like this.

lundi 17 mai 2010

Madeleine


Souvenirs urbains
Des mains enlacées
Mon oreille qui n'entend rien
Celle qui entend tout

See the lonely boy
Along the weekend

Memories of a murder of love
of hapiness

Toi et moi
Comme un concert
Comme une route
La 72
Des instants folks des instants pop
Des portes d'entrée pour mon esprit.

On survit à tout
On vit de tout ça
Spiders
Ghosts
Self-demons
Wishes

Je suis perdue
Mais je sais que je vais quelque part.

mercredi 12 mai 2010

Beaucoup de vernis


Ma triple vie
Débute comme une fête
Mieux
Un manège

On y vit
On y mange
On y baise

Ma triple vie
Finira comme une enclume

Triple et trépidante
Comme des doigts vernis et rouges
Qui sur un clavier, bouillonnent, bougent

Ça va vite
Ça tremble
Ça tourne
Il y a beaucoup de mots trop de notes.

lundi 10 mai 2010

What's wrong with me ?!?


I would to pretend not to
live
fire
dance

with you
I feel as evil
Like socks or shit

Maybe
I'm nut or maybe not

Love your way of life
Even if i'm out of my mind

Something is wrong with
But don't know what exactly
In my room i 'm in good-living withs ghosts
I love them
And sometimes I laugh

Something less
Something more
Don't leave desapear the path of a life of unhapiness.

samedi 17 avril 2010

Des vents violents


Agitent ma tête
Bouscule mon cerveau
En une nuit
Mon cœur s'est endurcit.

Des vents violents.
Des vents contraires.

Mon corps, dans une tornade.

vendredi 16 avril 2010

Lutter


Au large des Balkans,
De la Baltique,
Tu es coincé.
Entre deux Terres.
Un radeau Une aiguille Du venin.
L'eau qui monte.
Une plage, tout de même.
Pas de choix possible.

Je ne t'imagine pas,
Je ne te connais plus.

mardi 23 mars 2010

De la joie


C'est tellement dur d'avoir la joie.
Véritable, pure.
Comme un enchantement.
L'avoir entre ses lèvres, sur sa bouche, ses dents,
Frémissant dans son propre cou,
Comme une étincelle.
De la joie pure.
Dans ses paroles,
Des mots sucrés,
Un rien de volupté.

Et puis tout s'envole,
Au vent.

La joie, c'est le soleil. C'est voir le verre à moitié plein. Pouvoir. Espérer.

Être différent face à la joie et dans cette différence,

se construire.

"Qu'est ce qui me rend joyeuse ?
Qu'est ce qui t'apportes de la joie ?"

Aux joies: éphémère, constante, fausse, embarrassante, superficielle, pédante, jalouse, intime, héroïque, didactique, évidente, fraternelle, molle, naïve, juste, simple...



Plonger dans l'eau glacée. Tremper ses doigts dans de la confiture. Faire une purée maison. Regarder un enfant tomber. Jouer de la guitare. Tout ce qu'on peut faire en tant que humains. Prier. Voir un tout petit détail que personne ne verra jamais (dans la rue le ciel sur un sein une fesse). Dormir nu. Être seul. Faire le vide. Se souvenir. Regarder son frère dessiner. Voir un film.Faire peur. Fumer une cigarette. Se marier. Faire quelque chose pour la première fois.Créer. Se pencher à la fenêtre et sentir le vide dans un mouvement de bascule. Grimper à un arbre. Retomber en enfance. Se doucher. Insulter. Sentir les draps propres dans un lit. Voir une fleur, un oiseau, un coucher de soleil, des roseaux. Regarder le ciel qui change. Sentir qu'on a plus besoin de fumer. S'arrêter sur une aire d'autoroute et pleurer.
Sentir le sel sur sa peau, l'été qui s'infiltre. Prendre la bonne photo. Cuisiner pour ses amis, sa chérie, son amour, sa famille, son chat. Voir l'océan s'éclater sur un rocher, être bru misé. Tailler une pipe à la bonne bite. Lécher le bon minou. Porter des lunettes. Enrouler ses cheveux autour de son nez. Avoir une peau douce sous ses mains. Voir l'amour pour la dernière fois. Voir l'amour pour la première fois. Être en plein désert. Visiter une île. Sentir une langue douce, moelleuse humide dans sa bouche.
Être vivant.

lundi 22 mars 2010

Un Frère, une Soeur, 20m2




22h. Dans la Cuisine. Isabelle et Guillaume se préparent à manger.
Guillaume est exténué car il travaille jour et nuit sur un projet depuis une semaine.
Isabelle est plutôt enjouée.

Isabelle pèle des carottes cuites afin d'en faire une purée. Guillaume cherche ses ingrédients pour faire un croque Monsieur.

GUILLAUME: Normalement on fait cuire les carottes sans la peau. Faut l'enlever avant. C'est comme les pommes de terre.C'est mieux je pense.
ISABELLE: Peu importe, c'est pareil et ça s'enlève bien...
GUILLAUME: Je te stresse là?
ISABELLE: Non.
GUILLAUME: Tu trembles , regardes tes doigts. Ton pouce est complètement retourné.
ISABELLE, en rigolant nerveusement: Arrêtes de m'embêter. Tu es pénible...rrrho! Je suis comme papa quand on me stresse je tremble.
GUILLAUME: Ah tu vois je te stresse...
ISABELLE: Mais non, bon allez prépares ton dîner!

Un peu plus tard. Guillaume n'a toujours pas préparé son repas et revient près de sa sœur.
GUILLAUME: T'es sûr que t'es une bonne cuisinière?
ISABELLE, crispée: Pourquoi tu me dis ça ? Oui, il y a des choses que je sais bien faire et d'autres pas.
GUILLAUME: 'fin est ce que tu sais bien cuisiner ?
ISABELLE: Ah ben ça , ça irait parfaitement dans un film de Honoré, comme dialogue tiens. Ça veut dire quoi ? Que si je suis pas une bonne cuisinière...
GUILLAUME, l'interromps: Nan, je pose la question c'est tout.
ISABELLE: De toute façon je m'en fiche d'être une bonne cuisinière.

Isabelle prend une fourchette afin d'écraser les carottes.

GUILLAUME, l'arrête: Oh non! pas ma fourchette préférée! Prends-en une autre s'il te plaît.
ISABELLE: Bon...

Elle choisit une fourchette au hasard et commence à écraser les carottes avec entrain et vigueur.

GUILLAUME: Ah! et en plus mon couteau préféré...! Bon ben je vois qu'on se fait plaisir.
ISABELLE: Rhhho!

Guillaume se prépare son sandwich tout en parlant de tout et de rien. Isabelle écoute, pensive.
Guillaume porte les lunettes de sa soeur et se regarde dans le miroir de l'entrée. Isabelle est sur l'ordinateur portable.

GUILLAUME: C'est vrai qu'elles ont du style tes lunettes!

Il s'admire encore un peu.

GUILLAUME: Je suis crevée...

Il ouvre la porte du four.

GUILLAUME: Qu'est ce que j'en fais de ton truc ?
ISABELLE: Laisses le tranquille!... Si ça t'embête enlève-le.
GUILLAUME: Eh j'ai une idée, je vais me reposer! T'en as pour longtemps sur l'ordi je suppose. Comme ça après je me regarde un film en mangeant.
ISABELLE: Oui, oui reposes toi, reposes toi.
En aparté, Que je ne t'entendes plus...

dimanche 14 mars 2010

Colère


Je poste,
Et l'image viendra.

Comme tant d'ami Colère je suis,
Colère je deviens.
Adieu les prières,
Adieu les parpaings.

Ailleurs dans les chaumières,
On rit, on goûte, on chante, on se love,
Dans un dimanche de douceur, de douleur.

On dit que toutes les saisons sont les même,
Et c'est bien vrai, quand on aime.

samedi 13 mars 2010

Soeurette


Elle vient et m'dit:
"J'ai été remplacée"
Moi de lui dire :
"Mais que tu dis ma fille...par quoi? par qui?"
Sœurette me lance: "Par toutes les filles de la Terre, pardi!"

Je me dis "Peut-être" et ne répond rien.

Sœurette pleure, Sœurette est colère, Sœurette bougonne, Sœurette sourit,Sœurette se leurre, Sœurette tape la terre,Sœurette tâtonne, Sœurette applaudit.

Sa tête n'a plus envie d'aimer, pourtant son cœur se laisse facilement palpiter.

Sœurette décline toutes les envies mesquines,
Sœurette essaye de ne pas souffrir,
en vain,
Sœurette se donne, Sœurette se plaint.

Un jour, elle ira mieux, parole de Violette!
Je le sais bien, moi aussi j'ai cru perdre ma tête.

Sœurette est dans les limbes de L'Amour déchu,
et espère à n'en plus croire,
que cet amour n'est pas la seule antidote,
Sinon c'est fichu!

vendredi 12 mars 2010

Lune pleine


De la femme,
Des vestiges.

La bouche et l'œil vivent encore,
Parlent, cherchent, trouvent,
Pétillants et sauvages,
Hachent des mot.

Des sensations s'échappent,
Comme tant d'amours perdus.

Du blond platine tu es passée au blanc,
sans prétention.

Transe de l'imaginaire,
Ton image comme un voilage,
Couvre nos yeux,
Enchante nos mémoires.

vendredi 26 février 2010

Sacré Coeur


Comme deux éclairs blancs
Les flèches de la butte Montmartre
Se découpent dans un ciel azur
Comme si elles prenaient des vacances
Du bas de la rue des martyrs
On peut les voir resplendir
Sous le soleil doux et printanier
Comme un port d'attache
Une voie nouvelle
Plus qu'une vue, mon pilier.

mercredi 24 février 2010

Averse printanière


Quelques gouttes fraîches et le soleil qui reparaît
Dans mon être tout vacille
Tangue comme un navire
Mais mon regard observe
Voit la beauté de cet instant fugace
Dédié à nous rendre des températures plus chaudes
Une saison revigorante
Au sortir d'un hiver bien rêche
L'énergie Bois perce par tous les pores du Monde
Pour donner aux cœurs l'art de chanter à nouveau.

Bombe


Ma tête a encore explosé cette nuit.

J'ai rêvé de toi, de nous, la plage, le soleil aveuglant,
c'était merveilleux,
Comme un parfum de vacances et d'audaces,
Même toi tu semblais heureux.
De toute façon il ne me reste plus que ça.
De nous rien ne demeure.
Qu'une tête folle qui crée des rêves,
se souvient,
Quelques mails, une photo.

Je pourrais te dire que tu me manques,
Je pourrais te dire combien je t'aime,
Je pourrais te dire que je donnerai n'importe quoi pour ne croiser qu'un regard.
Une ombre. Juste la fumée de ta cigarette. Venir te voir.
Je pourrais m'abrutir de nos musiques, te contempler papier glacé,relire nos mails.

Mais à quoi bon, de nous tu ne veux rien.
Tu refuses tout.
Je vis là où tu ne dis rien,
Dans la chaleur, dans la lumière d'un village isolé,
Qui n'a comme paysage, qu'une terre brûlée.

Pour un amour secret

vendredi 19 février 2010

Personne ne veut coucher avec Violette OU De la difficulté de trouver un amant dans Paris


Violette, bats le pavé et pas la campagne.
A la recherche d'un partenaire
Et plus si affinité,
Ne l'oublions pas, c'est une sentimentale.

Elle moule son petit cul sans retenue
Dans un slim comme un collant
Un look distingué et branché
Des lunettes qui vont avec son rouge baiser.

Elle est jolie,
Tout le Monde le dit.
Elle se fait arrêter dans la rue
Par des hommes vulgaires
Alors elle préfère se taire.

Ce n'est pas si simple de trouver un amant,
Mettre un homme dans son lit.
Son frère lui dit "Tu es trop compliqué pour les hommes"
Leur fait-elle peur ?
Peut-être...
Mais que faut-il faire pour baiser ? se dit-elle en secret.
Elle ne va quand même pas se prostituer.

L'envie de sexe en tête,
Car c'est avant tout là que les choses se passent
Lui font passer des épreuves du feu, se lancer dans des aventures virtuelles.

L'un lui donne son numéro puis s'assoit en face d'elle et lui commande un verre d'eau.

L'autre lui donne son numéro puis il se souvient que le Week-end ensemble le long du Rhône ne va pas être possible, eh oui! il a une copine.

Un autre lui dit qu'il la rappellera mais son téléphone ne sonne toujours pas.

Un alcoolique, s'acharne après elle mais elle a déjà donné,c'est trop compliqué.

Désespérée, elle ravale son orgueil et rappelle même un amant potentiel qui à une époque a fuit loin d'elle.

Un autre lui promets un cinéma il y a quelques mois,mais promesse n'étant que promesse.

Elle s'attaque même à un jeune étudiant,sur sa fidélité point trop regardant mais pour l'instant pas de répondant.


Violette se dit aujourd'hui, qu'elle attendra seule dans son lit,
Que rien n'arrivera puisqu'elle ne cherche plus,
Elle se contentera de regarder, de rester avertie,
Peut-être qu'un jour, sans prévenir, un sexe masculin lui tombera dessus.

jeudi 18 février 2010

Violette In Love


La nouvelle fragrance à la mode dans le Marais
Essence de mon cœur dans un flacon
Je passe de cou en cou
Tel un courant d'air
En séduisant plus d'un
En dégoûtant les plus sensibles
Les cous indécis, eux, se passeront de ma senteur
Plus qu'un parfum
Je suis un poison.

Adieu Amour !


Le feu qui nous unit nous a chauffé
Nous a brûlé
A fini par nous faire mal
J'avais l'impression d'être envoûtée
Tu te dérobais sans cesse, désarmé par nos pulsions
Il ne reste que des cendres de nos esprits
D'une autre vie qui jamais n'eut lieu
Irrésolue et folle
Comme un long rêve
Après temps de mépris car trop de passion
Une fin douce et tranquille, mutuelle.

Pour un amour secret

mardi 16 février 2010

L'apprentissage de Violette RoseCoeur


J'attends dans le noir.
Assise sur des marches,
Souvent d'escaliers.
Je sais me faire petite.
Personne ne me remarque.
Il fait froid.
Je me tapie mais je n'ai jamais peur.
Dans un silence sans nom,
J'attends,
Les permis. Les permissions. Les rémissions. L'amour qui tarde.

J'attends des choses affreuses.
Les cris du désir.
L'inavouable.
J'attends d'être maîtresse.
Je me sens parfois prêtresse.
Je voudrais être Princesse.
Je ne suis que traîtresse.

De liane en liane, je jongle, une année durant.
Dans l'hiver qui ne finit pas. Moi en deuil. Les regards farouches. Les amis de passage. Les moqueries.
Je lutte, j'étudie en rasant les murs.
J'ai tant écris cette année là.
Des carnets entiers, des lignes et des pages de mots incomestibles, de souffrances tues car vaines.

Plus aucun souffle ne bat dans mes veines,
Je l'ai écrit pour un. Je pourrais l'écrire pour tous.
J'ai tant souffert mais j'ai tant aimé.

mercredi 10 février 2010

The Crown Jewels


Parfois,

J'aimerai cacher des trésors,
Dans des parties de mon corps.

Quelques perles de culture dans mes poumons.
Une rivière de diamants sous mon talon.

Un collier saphir scintillant dans ma vésicule biliaire.
Des bagues rubis enfilées à mon cordon médullaire.

Une parure en or blanc sur mon nerf sciatique
ou tapissant mon plexus mésentérique.

La clef de ce trésor est au fond de mon cœur
Et si mon bras vous donne l'heure
Marchez, marchez,
Nous nous retrouverons chez le joaillier.

vendredi 5 février 2010

Mes copines


Mes filles sont tiraillées
Mes poupées sont oubliées

Dans un amour impossible
Du coup de poignard au tremblements
Du romantisme à la bougie
Une passion

Dans un amour impossible
Dans l'absence de l'être aimé
Qui se construit dans un ailleurs
Une cage dorée

Mes chéries sont adorées
Mes alliées sont associées

Dans un amour possible
et partagé, béni, construit
La joie enfin méritée
Un amour

Dans un amour possible
Des passions communes
De la construction en bois et en bébé
Une alliance

jeudi 4 février 2010

Tombe la pluie, chantent les songes


J'entends les gouttes sur les toits en zinc
Le ciel se couvre
D'un voile orangé
Douce nuit sans étoiles
Orage de février
Douceur de la solitude
Volupté de la clope fumée
Après s'être apprêtée, à la pomme brumisée
En attente de l'étranger
Prête à s'endormir dans les draps réchauffés.

Toc Toc



La mort frappe à sa porte
Et mon ami la laisse entrer
Il l'invite même sous les draps, dans ses pensées
Cherchant le repos
Loin de l'affaiblissement du Monde
Il laisse parents, amis, amours
Chagrin, perte et désespoir
Dans une énergie toute semblable à sa naissance
Il laisse s'échapper une carcasse presque printanière
L'éveil d'une jeunesse
Qui restera à jamais hivernale
Par la fenêtre d'une vie dont je ne sais rien.

Pour Anthony

Le nouveau Monde


On me prend pour folle
On me dit quoi vivre
Moi je veux seulement accéder à mon rêve
Un mythe privé
Que j'ai construis dans le creux de mon coeur
Le noir de ma chambre
Les vides de ma vie

Dans la patience
Dans le doute
J'apprends
Encore

Danser
Les herbes folles
Nos pieds nus
La douceur
Ta nature

Dans une nuit parcourue
Un jour
Parfois terni
Toujours vivant.

Femme célèbre veut être toi



De l'eau Des pierres
Bientôt un Feu

Des robes et des Histoires de Princesse
Des talons hauts
Des chaussures plates
Vous
Nous Eux Ils Elles

De l'argent qui n'achète rien
Des yeux qui voient tout
Des mains qui parlent
Des cœurs bondissants

Mes femmes
Mes Hommes et Moi
Mes poupées pour l'éternité
Roux, Blonds, Bruns
Dans une maison
Dans ma maison
A l'intérieur

Des îles
Intrépides

Pour des lendemains
D'audace parfumée

A l'adresse



Je me suis acheté une sandale
En peau de scandale.

Et de belles jupes
Qui font un peu pute.

J'ai de longues gambettes
Qui dégringolètent.

J'ai un cou de brebis
Qui bêle quand on rit.

J'ai un beau cri de velours
Enroulé d'un châle autour.

Et quand je m'étire je grandis.
Je deviens toute grande.
Petite j'aimerai être.
Petite, je sautillerai peut-être.

Mes boucles d'oreille de douleur
Je les pends à mon cœur.

Et du pays où je voyage,
Je vous envoie:

Des marches-pieds
Aussi légers que des nuages;

Et des brassées
De glace, parfum baisers.

Woman,



Adrianna.

Tes yeux sont beaux.
Tes yeux sont grands.

Princesse de tous pays.

Ta bouche plate
Ta voix fluette
Ont fait de toi
Mon oiseau de nuit
Ma bible
Mon prophète.

Je rêve d'être un roi.
A tes côtés.
Alors nous nous appartenons.

Le panier garni
La place des fêtes
Le carrousel aux cent chevaux
Tôt il faudra s'en aller.
Et laisser tes yeux illuminés
Au fond de ma rue. Sur le siège. Dans le velours.

Ma voix dans l'oreiller
Et mes larmes et mes rires et mes cheveux collés
Au fond d'une baignoire vide.
D'un appartement vide.
D'une terre esseulée.

L'enfance de Violette RoseCoeur


Rue des clos.
Je marche.
La rue déserte.
Toujours la même.
Je ne croise personne.
Personne ne me croise.

La bouche en cœur, le cœur serré, mes poings en bandoulière.
J'espère séduire. J'espère survivre. A tout. Surtout à ça.
Les prés vert. Le grillage. Les immeubles tous semblables, de couleur rose pâle. Les codes. Les interdits. La vie ensemble. L'ennui tranquille.

Chemin faisant,
je rencontre un mensonge.
Je l'attrape et le met dans ma bouche.
Après l'avoir mastiqué longtemps.
L'avoir réinventé mille fois.
Je le recrache à qui veut l'entendre.

Les esprits aiment être bercés.
Par le vrai.
Par le faux.
Par tout ce qui peut les faire s'envoler.

Je suis conteuse au pays des apeurés.

De battre le pavé, mon coeur a sautillé



Je marche sur Paris
Sur la capitale
Sous les pavés Le métro
Les tuileries Les pyramides
Le soleil rasant
Le froid de l'hiver
La Seine boueuse et patraque
Nerveuse
Les ponts qui sourient
Les peurs qui s'effacent
Les touristes main dans la main
Moi,
Paris
Mon chemin

2-0-1-0, la bonne combinaison ?



Happy new year to you
'cause

this year

you're beautiful
you're so dirty dirty rich
you're tiny tiny thing
you're my everything
you're butterfly pussy babe canned heat and a tree
you're a mess

but you're love
So you're beautiful